Le 26 juillet
Au lieu de boire du lait le matin, je bois le jus de fruit (Tropicana)maintenant. Dans mon frigo, il y a toujours quelques bouteilles de jus. L’avantage de réaliser un stage chez Tropicana est que l’on a toujours le jus de fruit gratuit. Cette journée est commencée par le jus de pomme.
Quand je suis arrivée dans le bureau de Pastillant, on regarde le planning ensemble et on part dans l’usine tout de suite. Les ouvriers ont commencé leur travail il y a déjà deux heures. Les bouteilles de jus avancent sur les tapis, quelle occupée matinée! Mais, tout s’arrête avec une coupure d’électricité. Immédiatement, la nuit tombe dans l’atelier. Quelques minutes après, la lumière revient. Néanmoins, les machines ne fonctionnent plus à cause de cette coupure de courant. Dix minutes sont passées, vingt minutes sont passées, les gens se regardent. La personne avec qui je travaille m’a proposé de prendre une pause. Comme je n’ai presque rien fait depuis mon arrivée, j’ai décidé de rester avec eux.
Grâce à cette magnifique coupure, j’ai la chance de parler avec certains ouvriers. En effet, il y a pas mal d’internes qui travaillent dans l’usine en été. Ils sont majoritairement jeunes et n’ont pas eu beaucoup d’éducation. Quand je les dit que je me spécialise en ingénieur agro-alimentaire, ils ont l’air étonné. Cependant, à l’usine, ils sont tous mes professeurs. Jonathan, un garçon travaille comme interne, il est super gentil. Comme la production s’arrête, il m’explique comment faire le contrôle tous les demi-heure, ce qu’il faut faire attention, ce qu’il y a comme défaut quand la machine ne marche pas normalement. Il essaie de me donner des informations avec une quantité maximum.
En fin, le bruit de machine éclate, on recommence à travailler. Aujourd’hui, je constate que les cartons deviennent moins lourds pour moi, je m’adapte un peu au rythme de travail. A la pause, je suis allée chercher madame Guilbert pour avoir la carte qui me permet d’entrer dans le bâtiment librement. Dans son bureau, je rencontre aussi Sysilia, elle me demande si ça se passe bien le travail, et si j’ai besoin de quelques choses. Je lui explique le but de ce stage, en effet, c’est pour découvrir de l’entreprise, j’ai envie de savoir la culture entreprise, la structure de l’entreprise. De plus, j’aimerai bien passer une journée ou une demi-journée dans le labo. Elle accepte toutes mes propositions, au final elle me dit qu’être curieux est une qualité.
Après que je suis retournée dans l’atelier, Pastillant me cherche et me donne un manuel de la machine. Finalement, je sais le nom de cette machine, Involvo. Nous passons ensemble dans son bureau pour qu’il m’explique le contenu du manuel. Tant que l’on commence, le nouveau problème vient: le manque de vocabulaire technique. J’essaie de comprendre avec le dessin que Pastillant fait et avec ce que j’ai vu quand je travaille. Heureusement, Pastillant dit qu’il va travailler ensemble avec moi lundi prochain et mardi il va me rexpliquer tout en pratiquant.
La partie la plus captivante de cette journée arrive. Pastillant propose de me faire le premier vrai tour de l’usine, non seulement l’endroit où je reste presque toute la semaine. On visite, tout abord, l’endroit où les ingrédients sont réservés. Contrairement à ce que je pensais avant, les ingrédients ne sont pas les fruits fraiches, mais les jus de fruits naturels venants des pays différents. Ce que Tropicana fait est de mélanger les jus de fruits purs selon les recettes. Les jus de fruit initiaux sont stockés dans des grandes cuves bleues plastiques et sont congelés. Ensuite, comme les ingrédients sont congelés et en état solide, il faut une installation pour les dégeler et les transporter dans les enceintes. En même temps il y a un dispositif pour injecter l’azote dans le jus de fruit dans le but de protéger les vitamines. Avant de mettre le jus de fruit dans le bouteille, une stérilisation doit être réalisée. L’étape suivante sert à remplir les bouteilles de jus de fruit, et à l’aide de la machine sur laquelle je travaille, les bouteilles sont mises dans le carton selon les formats différents. A chaque fois, si le format change, il faut aussi régler la machine. Au final, une machine automatique place un nombre défini de boîte de carton ensemble et les envelopper par la papier plastique pour former un lot. Le lot est ensuite transporté dans un hyper grand frigo et attend le départ de l’usine. Cette visite me fait tel et bien plaisir.
L’usine finit le travail à 14H le vendredi, je pars donc à 14H30 pour rentrer à Lille. Le billet de trains coûte super cher, 40euros! Mais bon, de toute façon rentrer à Lille est la chose la plus importante.
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